127 heures

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    - Aron Ralston, un jeune homme intrépide, décide un jour de se lancer dans une randonnée en solitaire dans les gorges de l'Utah, sans prévenir personne de son excursion. Alors qu'il avance dans son expédition, il se retrouve soudainement coincé par un rocher qui lui tombe dessus. Au bout de cinq jours, convaincu que personne ne viendra le chercher, Aron prend une décision incroyable... Racontant l'histoire vraie d'Aron Ralston, 127h, réalisé par Danny Boyle, est un thriller d'aventure dramatique et oppressant.
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    127 heures

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    1h 34min
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    Synopsis du film 127 heures

    Le 26 avril 2003, Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l'Utah. Il est seul et n'a prévenu personne de son excursion. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région. Pourtant, au fin fond d'un canyon reculé, l'impensable survient : au-dessus de lui un rocher se détache et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d'hypothermie, en proie à des hallucinations...
    Il parle à son ex petite amie, sa famille, et se demande si les deux filles qu'il a rencontrées dans le canyon juste avant son accident seront les dernières. Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n'arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence...

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    fabe
    Le 23/02/2011
    52 critiques
    Après le triomphe de Slumdog Millionnaire aux Oscars 2010 avec 8 statuettes, Danny Boyle a choisi de mettre en images avec 127 heures une histoire vraie, une histoire de survie, celle de Aron Ralston, un randonneur américain qui, malgré son expérience, s'est retrouvé coincé pendant 127 heures dans un canyon dans l'Utah en 2003.


    Le défi en terme de mise en scène était de taille pour le réalisateur anglais : faire ''un film d’action dans lequel le héros est immobile''. Les 20 premières minutes, très toniques, traduisent, par un montage nerveux avec split-screen, accélérés, musique rock, la vitalité et la fougue animant le personnage principal vite attachant. L'énergie de cette ouverture, tout en mouvements et lumières éblouissantes contraste idéalement avec la situation immobile et sombre du personnage piégé au fond d'une crevasse durant l'essentiel du récit.

    Le drame déclenché, Boyle va se servir de différents outils narratifs et visuels comme le flashback, le flashforward et différents régimes d'images (images cinéma, images vidéo et photographies prises par Aron) pour matérialiser et rendre compte de l'attente insupportable, le remords dévorant, la douleur hallucinatoire. Les bidouillages visuels qui pouvaient agacer par moments dans le précédent Slumdog Millionnaire se trouvent ici complètement justifiés car utilisés pour matérialiser hallucinations, rêves d'un homme qui n'a que l'imagination pour s'évader. Une des thématiques du film, la prise de conscience de l'image que l'on s'est construite et que l'on renvoie aux autres, est ainsi illustrée par ces plans de différentes sources, ceux de l'opérateur du film comme ceux de la caméra amateur du personnage.
    Inserts objets, gros plans visage et corps, le calvaire de Aron est détaillé dans la moindre de ses manifestations : douleur physique, désespoir profond, folie rampante. Filmant au plus près de son acteur stupéfiant, James Franco, Danny Boyle installe une tension qui va crescendo, les heures s'égrenant lentement pour notre héros menacé de déshydratation, d'hypothermie et qui voit tout espoir de secours s'envoler.
    Sur une histoire qui fait littéralement du surplace, le réalisateur évite l'ennui avec des micro situations dramatiques (se protéger du froid, composer avec l'absence d'eau) et des envolées fantasmagoriques permettant de prendre de la distance avec cette prison naturelle, magnifique décor de canyon, où il s'est enfermé lui-même par, comme il l'avouera, égoïsme. Le sujet principal du film peut se résumer en effet à une remise en question, dans le dépassement de soi et la douleur, de sa propre existence.

    Danny Boyle livre avec 127 heures un de ses meilleurs films, une expérience intense, les expérimentations visuelles et sonores coutumières du réalisateur étant comme jamais en adéquation avec le sujet bouleversant d'un homme face à la mort.

    Site web:  http://boulevardducinema.blogspot.com/
    Marine06
    Le 19/03/2011
    30 critiques
    Avant toute chose, il nous faut saluer l’incroyable performance de James Franco. Oui car on peut vraiment parler ici de performance d’acteur ! A l’instar d’un Emile Hirsh dans Into The Wild, l’ami-ennemi de Spiderman en a fait du chemin depuis ses débuts. Véritablement révélé dans Harvey Milk, James Franco est en phase de devenir un acteur de grande classe Hollywoodienne. Acteur brillant, réalisateur et scénariste, James Franco joue sur tous les terrains. Dans 127 heures, il interprète avec brio cet alpiniste tête brulé. Seul face à la caméra pendant une grande partie du film, il tient le film sur ses épaules et ne s’effondre pas sous son poids. Drôle, cynique, grave et émouvant, James Franco a su relevé le défi physique et émotionnel que représentait 127 heures. Sa rencontre avec le vrai Aron Ralston aura été bien inspirante !

    Là où Dany Boyle se révèle excellent, c’est dans sa capacité à faire un film d’action avec un personnage immobile pendant une grande partie du film. La mise en scène nerveuse et des choix scénaristiques audacieux lui permettant ceci. On reconnait ici la « Dany Boyle touch » si singulière. Les images s’enchaînent, les plans différents se multiplient, se confondent, l’écran est partagé… Cette mise en scène est parfois nauséeuse, fatigante par moment, mais sans laquelle le film aurait sans aucun doute sombré dans un ennui profond. Bien que la fin soit connue, Daby Boyle arrive à créer des rebondissements, du suspens grâce à une frontière réalité-hallucination très mince. Des choix originaux qui servent le film et le rendent très attirant!

    Autre « Dany Boyle Touch », les paysages… Après l’inde et ses bidonvilles, Dany Boyle choisit les paysages désertiques et magnifiques de l’Utah. Le film est visuellement incroyable, donnant des envies de voyages, d’excursions et d’alpinismes (enfin presque). La Bande originale est incroyable une fois encore, A.R. Rahman étant à nouveau en charge de celle-ci.
    Dany Boyle réussit le tour de force de nous amener au fond du gouffre et de ne plus nous en faire sortir jusqu’à ce que le héros en sorte lui même. Coincé sous le roc avec lui, le spectateur est complètement impliqué, frémissant à chaque coup dur, vivant l’expérience pleinement. Et finalement, il arrive à nous faire réfléchir. Que ferions nous si notre vie ne tenait plus qu’à la perte d’un bras ? Aurions nous le courage de nous amputer ? Même s’il est question de vie et de mort ? En plus de cette immersion complète, le film est une véritable leçon de vie, de courage, et fait réfléchir.

    Le film n’est, au final, pas si gore, la scène de l’amputation ne dure que 1 ou 2 minutes. Bien sur, elle est insoutenable et fera tourner de l’œil aux plus sensibles, tant elle parait réel et cru. Mais on s’attendait à tellement pire !

    Le film est si déroutant, à la limite de la claustrophobie, qu’on est heureux de le voir sortir de ce gouffre, de revoir le soleil, les grands espaces et autre chose que ces roches rouges, et ce ciel si lointain … Finalement on se libère avec lui, heureux de redécouvrir la vie à nouveau.

    Au final, 127 heures est avant tout une histoire incroyable qui donne envie d’en savoir plus sur cet homme, de lire son livre. Le film n’est finalement qu’un prétexte, une mise en exergue sur cette folle histoire. Il mérite d’être vu ne serait-ce que pour découvrir cet itinéraire d’un enfant gâté, qui vivra une sorte de renaissance suite à cet événement dramatique.

    Pour autant, le film n’est pas inoubliable. Si la performance de James Franco aura marqué les esprits, on doute que le film en fasse autant… Un film à voir certes, mais un film à revoir ? Là est toute la question.

    Site web:  http://2muchponey.com/chroniques-cine/avis-127-heures/
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