Juste la fin du monde

    |  13 |
    J'aime:
    - Un homme encore jeune va passer un dimanche avec sa mère, sa sœur, son frère et sa belle-sœur, dans la maison familiale, située dans une campagne un peu reculée. Cet homme est malade. Et il a un mal fou à dire clairement ce qu'il pense. Avec un casting exceptionnel entre les mains – Gaspard Ulliel, Nathalie Baye, Léa Seydoux, Vincent Cassel, Marion Cotillard – l'hyperactif Xavier Dolan (Mommy) explore les blessures causées par les structures familiales et les difficultés de communication. En mettant son style lyrique un peu entre parenthèses. Un film fort, aux scènes d'affrontement émouvantes, lauréat du Grand Prix au Festival de Cannes 2016, et adapté de la célèbre pièce, très autobiographique, de Jean-Luc Lagarce.
    Affiche du film Juste la fin du monde
    ma note
    je suis fan
    ajouter à mes films

    Notez le film : 


    ecrire mon avis/critique
    BANDE ANNONCE
    VF

    Juste la fin du monde

    UTILISATEURS
    (3.8 pour 113 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    Canada,France
    DUREE:
    1h 35min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

    Juste la fin du monde : Films proches

    <
    1
    2
    >
    Affiche du film Mommy
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Tom à la ferme
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Laurence anyways
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Mal de Pierres
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film J&#039;ai tué ma mère
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Insoumis
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Juste la fin du monde: ADN

    Synopsis du film Juste la fin du monde

    Après douze ans d’absence, un écrivain retourne dans son village natal pour annoncer à sa famille sa mort prochaine. Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles, et où l’on dit malgré nous les rancoeurs qui parlent au nom du doute et de la solitude.

    Photos du film Juste la fin du monde

    Ajouter une photo du film Juste la fin du monde

    Extraits de films, bande-annonces

    Vous pouvez ajouter un extrait de film de Juste la fin du monde
    51830 Vues

    Listes avec le film Juste la fin du monde

    Ajouter une liste au film Juste la fin du monde
    Bertrand Blier est de retour après 5 ans d'absence. Il revient avec le Bruit des Glaçons, comédie à l'humour noir sur le cancer. A cette occasion nous voulions revenir sur les différents films qui...
    Vive la famille! Non, non les réunions de famille ne sont pas que réglements de compte. Il y a de la tendresse, de l'humour et des belles bastons aussi...

    vos dernières critiques de film

    Ajouter une critique au film Juste la fin du monde
    tinalakiller
    Le 10/02/2017
    378 critiques
    On aime ou on n’aime pas les films de Xavier Dolan (chez moi, c’est très aléatoire), le jeune réalisateur québécois a le mérite de ne pas laisser son public indifférent. Juste la fin du monde, une adaptation d’une pièce de Jean-Luc Lagarce (Dolan avait déjà adapté une de ses pièces avec Tom à la ferme) a su toucher le jury de Cannes présidé par le réalisateur australien George Miller. En revanche, la presse a été moins tendre avec Dolan, ce qui blessera au passage ce dernier (comme souvent). Le film a suscité une sorte de curiosité pas uniquement à cause de son prix ou de la carrière déjà solide de Dolan : son casting de grandes stars françaises l’a également aidé à trouver son public. Pour ma part, sans vouloir cracher sur elles à tout prix, je ne suis pas spécialement fan des acteurs du film, certaines d’entre elles m’ont même tendance à m’agacer la plupart du temps. Vu qu’avec Dolan, j’aime ses films une fois sur deux, le début du film m’a fortement inquiétée pour être honnête. La liste des potentiels défauts apparaît alors très rapidement : gros plans (le truc qui m’épuise selon les films, n’est-ce pas Kechiche ?), effet théâtral, personnages qui semblent clichés, hystérie et disputes en vue, évocation de la maladie etc. De plus, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la série Six Feet Under (même si finalement il s’agit d’un schéma assez courant) : juste une mère encore à la tête de la famille, un frère homosexuel (on pense à David Fisher) et qui revient chez lui après es années d’absence (comme Nate Fisher) et une soeur (à la Claire Fisher) un peu rebelle sur les bords qui connait très mal son frère aîné. Durant une bonne première partie du film, l’intrigue s’installe, on apprend à connaître les personnages mais en terme d’intrigue, on ne peut pas dire qu’on soit très avancé à ce stade du film. Finalement, petit à petit, je me suis surprise à être captivée par ce long-métrage, à me sentir concernée par le sort des personnages, à être bouleversée tout simplement. Je ne sais pas comment a fait Dolan pour réussir à montrer autant de vrai alors que tout aurait pu sonner très faux. Même si je n’aime pas nécessairement tout ce qu’il fait (même si encore une fois j’adore aussi certains de ses films), on doit aussi lui reconnaître une maturité pour comprendre les gens et les relations entre eux, notamment familiales.
    On peut aussi reconnaître à Xavier Dolan une autre qualité, qui me semble très importante pour un réalisateur voire même pour un artiste tout simplement : il sait traiter des thèmes qui lui sont chers depuis le début de sa carrière (l’homosexualité, la différence et surtout les relations familiales voire même les relations entre mère et fils) tout en essayant de se renouveler. Mine de rien, il y arrive. Je ne me dis jamais avec lui (pour l’instant) qu’il fait systématiquement la même chose (même lorsque je n’apprécie pas nécessairement une de ses oeuvres). De plus, Dolan a déjà travaillé sur un texte de Lagarce, sur le travail d’adaptation d’une pièce théâtre. Pourtant, j’ai trouvé le résultat différent de Tom à la ferme. Est-ce lié au travail d’origine de Lagarce (vu que Dolan a tenu à conserver les dialogues originaux) ? Il faut en tout cas savoir que la pièce de Lagarce (qui avait été au programme du baccalauréat et même de l’agrégation pour la petite anecdote) avait une dimension autobiographique : il l’a écrite en se sachant atteint par le sida. Même sans connaître cette information, on sent qu’il y a un quelque chose de vrai dans ce qui est écrit. Finalement, j’en suis arrivée à la conclusion suivante : toutes les choses qu’on pourrait reprocher à Juste la fin du monde (reproches compréhensibles) seraient certainement volontaires et assumées par Dolan. Certes, les choix adoptés par le réalisateur québécois pourront fortement déplaire à certains spectateurs. Ils auraient pu me déplaire. On peut voir les ficelles, où Dolan veut en venir par les différents procédés qu’il met en place. Son film a quelque chose qui a l’air « simple » (et effectivement, il est accessible) et pourtant, par ces fameux procédés, il est bien plus complexe qu’il en a l’air. Dolan signe alors une oeuvre forte autour de la mort, pas uniquement physique. Il parle de la mort de la communication et pire que cela : la mort de la famille. Le langage ne passe pas uniquement par des dialogues extrêmement bien écrits : les plans, les personnages par leur stéréotype et leur apparence outrancière ou encore les choix musicaux (la playlist de Dolan reste toujours aussi pertinente et significative, contrairement à ce qu’on pourrait croire) pour ne citer que ces exemples en question sont finalement eux aussi un langage à part pour traduire ce problème de communication.
    Par ailleurs, la fin du film m’a beaucoup plu, inattendue, et donnant encore plus de sens à un propos finalement universel. Il est intéressant d’observer (comme dans les autres films de Dolan, quand je vous dis qu’il reste cohérent avec ses précédents longs-métrages) un jeu avec le temps : on ne peut pas déterminer l’époque exacte. Le film peut très bien se dérouler de nos jours tout comme il pourrait visiblement se dérouler dans les années 90. Encore une fois, la musique a son importance tout comme le choix des costumes, voire même la photographie, lumineuse, qui donne parfois cette impression d’être dans un temps pasé. Enfin, Xavier Dolan est aussi un excellent directeur d’acteurs. Le film a d’énormes qualités, les interprétations en font partie, tirant encore plus l’ensemble vers le haut. Sur le papier, je n’aime pas vraiment les acteurs présents, en tout cas je ne vais pas voir un film pour eux. Je les ai trouvés tous très bons, que ce soit individuellement ou collectivement, alors que, paradoxalement, ils représentent une famille éclatée. J’ai même eu l’impression que Dolan avait réussi à transformer leurs défauts ou tics (pour moi) en un atout. Gaspard Ulliel m’a agréablement surprise dans le rôle principal, il est bouleversant, livrant une interprétation d’une grande sensibilité et subtilité. Pour être honnête, je serais vraiment heureuse qu’il remporte le César du meilleur acteur. J’ai l’impression d’avoir redécouvert cet acteur. Vincent Cassel me faisait peur, peur qu’il cabotine, qu’il soit dans son show. Les premières minutes m’ont effrayée. Mais petit à petit, l’acteur livre une performance sensible. Par ailleurs, je pourrais dire la même chose concernant Nathalie Baye : on redoute le côté show (notamment par son look outrancier) et au fil du film, elle dévoile quelque chose de plus profond. Marion Cotillard touche et étonne par sa grande douceur, sa timidité et sa sensibilité. Par ailleurs, elle fait aussi un très bon travail de langage (par son bégaiement) qui parait crédible à l’écran. Pour terminer, j’admets avoir encore eu du mal à Léa Seydoux : j’ai toujours l’impression qu’elle récite encore son texte, sa voix m’indique toujours une sorte de décalage. Cela dit, dans les scènes de dispute (durant la seconde partie), alors qu’elle aurait pu facilement être dans ce fameux décalage, être dans le surjeu, elle est étonnamment d’une grande justesse.

    Site web:  https://tinalakiller.com/2017/02/10/juste-la-fin-du-monde/
    le_Bison
    Le 13/02/2017
    157 critiques
    Il y a quelque temps, quelque part.
    Douze ans qu'il avait quitté sa famille, qu'il n'avait plus remis les pieds dans son village, vu sa mère, son frère, sa soeur. Fuir cette ambiance, mal-être d'un jeune metteur en scène. Il revient, l'avion, le taxi, déjeuner familial avec pour but de repartir aussitôt, et d'annoncer sa mort prochaine à ses « proches », éloignés depuis longtemps, peut-être entre le café et le dessert, l'annonce pas sa mort.

    Tiré d'une pièce de théâtre, ce dernier film de Xavier Dolan m'a encore surpris, ébahi, arraché des larmes. Bien sûr, comme toutes les pièces de théâtre transposées au cinéma, je regrette le manque de mouvement, la cinétique de l'histoire se résume à un détour en voiture et à des échanges verbaux dans les différentes pièces de la maison (au détour d'un souvenir, je me souviens par exemple de cette même réflexion pour le « Carnage » de Roman Polanski). Par contre, que d'émotions ressenties. Mélange de colère, de frustrations, d'incompréhensions même, face à ce frère ou ce fils, parti qui ne laisse que quelques cartes postales, même pas de lettres, aux dates clées, les anniversaires. Pas de tabarnak, ni de crisse ou d'hostie de câlisse, ai-je droit, mais quelques putain ou bordel de merde moins poétique et imagé, de la part de Vincent Cassel, Nathalie Baye ou Léa Seydoux, la gentillesse d'une belle-soeur qu'il n'a jamais rencontré, Marion Cotillard, film français donc pour mon chouchou québécois.

    A ce casting, je découvre aussi et surtout Gaspard Ulliel, magnifique regard plongé de tristesse, magnifique silence plongé de tristesse. La puissance de ce film repose sur ces silences, sur cette incapacité à communiquer au sein de cette famille. Et comment ne pas me retrouver dans un tel film. Une douleur intérieure me perturbe, je suis un peu comme ça, je me sens comme ça, plongé dans mes silences, dans l'incapacité d'exprimer mes émotions, autrement que par des silences ou des regards. Peut-être est-ce pour ça aussi que j'ai ressenti tant d'émotions me submerger jusqu'à l'humidité de mon propre regard, heureusement plongé dans le noir, salle obscure bienfaitrice dans ces moments-là.

    [...]

    Site web:  http://memoiresdebison.blogspot.fr/2016/11/dejeuner-en-famille.html
     Fermer Fermer
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites