La Fille inconnue

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    - Dans ce nouveau film des auteurs de Rosetta (Palme d'or à Cannes 1999), Le Fils, L'Enfant (Palme d'or à Cannes 2005) et Deux jours, une nuit, une jeune fille médecin se lance dans une quête d'identité : celle d'une personne de son âge, morte assassinée. Quelques secondes avant son décès, elle sonnait à la porte de la doctoresse... L'enquête révélera qu'elle était la victime d'affaires illégales. Adèle Haenel (Les Combattants, L'Apollonide) empoigne le rôle d'une fille ordinaire, de bonne volonté, frappée par une culpabilité soudaine. Dans ce drame au fond social, et à la forme sèche et tendue, cheminant vers le sacré, dans lequel on croise aussi Jérémie Renier (Cloclo), et Olivier Gourmet (Chocolat).
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    La Fille inconnue

    UTILISATEURS
    (3.1 pour 20 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    France,Belgique
    DUREE:
    1h 53min
    ACTEURS:
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    Synopsis du film La Fille inconnue

    Jenny, jeune médecin généraliste, se sent coupable de ne pas avoir ouvert la porte de son cabinet à une jeune fille retrouvée morte peu de temps après. Apprenant par la police que rien ne permet de l'identifier, Jenny n'a plus qu'un seul but : trouver le nom de la jeune fille pour qu'elle ne soit pas enterrée anonymement, qu'elle ne disparaisse pas comme si elle n'avait jamais existé.

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    princecranoir
    Le 11/02/2017
    39 critiques
    Adèle Haenel n’est pas « la fille inconnue » du dernier né de la filmo des frères Dardenne, mais bien l’héroïne qui va enquêter sur elle. L’intrigue et le cadre pourraient être ceux d’un Simenon version moderne : une voie rapide en bord de Meuse du côté de Liège (avec une zone industrielle en guise d’horizon), un chantier, des quartiers populaires, des terrains désaffectés et des appartements modestes, et bien sûr ces murs de brique rouge foncé pour tapisser l’arrière-plan et le temps gris qui oblige la demoiselle à ne jamais se défaire de son rustique manteau de laine. Ajoutez à cela une jeune prostituée noire retrouvée morte près du fleuve la tête fracassée sur un bloc de béton, il n’en faudrait pas plus pour que le fameux commissaire à la pipe au bec nous fasse monter de la bière et des sandwichs dans la salle d’interrogatoire. Et pourtant, dans un contexte pareil, même s’il y a bien une paire de flics qui passera pour trouver des témoins, les Dardenne préfèrent s’en remettre à une profession plus libérale. Ils confient l’enquête à un autre genre d’expert, qui est susceptible de recueillir la parole de ceux qui souffrent quand par ailleurs une autopsie peut faire parler même les morts. Car, ils sont nombreux à lui accorder leur confiance, à demander l’avis d’Adèle, à prendre leur mal en patience dans la salle d’attente du cabinet du docteur Davin. Ils sont plusieurs à remettre leur sort (et leur corps) entre ses mains, et c’est peut-être pour cela que les scénaristes/réalisateurs se sont dit qu’elle pourrait être à la hauteur de la tâche qu’ils lui réservent.
    Entre les personnes âgées épuisées par une vie de dur labeur et les jeunes sans le sou qui réclament d’autorité un arrêt de complaisance, entre le diabétique à qui on a coupé le gaz et l’ouvrier sans papier qui s’est blessé sur un chantier, on reconnaîtra forcément les incontournables de l’univers Dardenne : tandis que Jérémie Rénier est à nouveau père d’un gamin à problèmes (à moitié convaincant lorsqu’il déballe sa misère), Olivier Gourmet reprend ses impressionnantes manières d’homme violent qui nous cornaque sur les terrains vagues où l’on le soupçonne de s’adonner à des pratiques interlopes.
    « Si tu veux être un bon médecin, tu dois être plus fort que tes émotions. » assène-t-elle d’expérience à son étudiant en stage au cabinet. Mais comme pour immédiatement contredire cette assertion, les Dardenne la montrent émue aux larmes face à un jeune patient au crâne lissé par le cancer qui lui a préparé une chanson d’adieu alors qu’elle s’apprête à quitter le quartier pour un cabinet urbain, moderne et flambant neuf.
    Le fait de ne pas avoir ouvert sa porte va l’obliger à aller frapper à celle des autres, à consulter à son tour, photo à l’appui, afin de mettre un nom sur cette femme à qui elle refusa, seulement pour un soir et en dehors des heures légales, de porter secours. « Elle n’est pas morte sinon elle ne serait pas dans nos têtes. » dit-elle comme pour appuyer cette « Promesse » qu’elle s’est faite à elle-même d’exhumer cette inconnue de la fosse commune. De porte en porte, les Dardenne suivent chaque consultation, à l’affût des regards éloquents, des signaux de détresse, des dangers qui menacent, prenant le pouls de la société comme ils savent si bien le faire. S’ils se dispersent parfois en symptômes hors-sujet (l’apprenti médecin qui finalement renonce), ils veillent néanmoins à ne jamais quitter des yeux le portrait de Jenny, leurs fameux plans-séquences accrochés au volant de la toubib comme ils l’étaient aux basques de « Rosetta ». S’ils ne s’éloignent jamais du périmètre de Seraing et de ces bords de Meuse qu’ils affectionnent tant, les Dardenne n’en sont pas moins perpétuellement en mouvement, toujours en quête de ce semblant de vérité qui fait du cinéma un art si proche de nous.

    Site web:  http://princecranoir.mabulle.com/
    nathvaaucinema
    Le 25/02/2017
    0 critique
    La fille inconnue n'a pas fait sensation au dernier Festival de Cannes, peut-être parce que Luc et Jean-Pierre Dardenne ne surprennent pas si on compare au meilleur de leur filmographie. Pourtant l'histoire fonctionne, ils sont toujours aussi pointilleux sur leur mise en scène, à la recherche du détail, dans le mouvement des corps et leur emplacement dans l'espace tout en se permettant d'ajouter une pointe de polar bienvenue dans leur scénario.

    Fatiguée après une longue journée de consultations, Jenny, une jeune médecin généraliste, stoppe son stagiaire lorsque la sonnette retentit une heure après la fermeture du cabinet. Elle s'en voudra dès le lendemain de ne pas l'avoir laisser ouvrir la porte lorsqu'elle apprendra que la jeune femme qui était venue sonner a été retrouvée morte quelques mètres plus loin. Découvrir son identité devient sa quête personnelle afin de lui offrir une sépulture à son nom. Elle va donc mener son enquête personnelle, d'abord auprès de ses patients, quitte à doubler la police...

    Pour un drame, La fille inconnue en est bien un. Les frères Dardenne dépeignent le quotidien de cette jeune médecin de manière assez morose, cependant c'est très réaliste. Ils se déleste d'ailleurs de musique au profit des sons du quotidien, du silence qui peut parfois paraître assourdissant pour mieux se plonger dans l'aspect psychologique qui implique les étapes d'attente et d'écoute. D'abord ambitieuse, le côté humain de son métier va frapper Jenny en plein cœur suite au drame qu'elle aurait peut-être pu éviter. Elle exerce dans une petite ville près de Liège, le ciel y est toujours gris, elle ne voit forcément que des gens qui ont des problèmes et elle se dédie entièrement à son métier. Pas de vie en dehors, pas de loisirs apparents, visiblement pas de relations non plus, les appels de ses patients sont sa priorité quoi qu'il arrive. Ses gestes lors des auscultations sont précis, sa posture est protectrice. Les metteurs en scène ont étudié leur sujet avec beaucoup de précision, tout en rendant hommage à ce métier pas si simple. Ils en parlent d'ailleurs humblement dans un entretien en bonus du DVD.

    C'est Adèle Haenel qui se glisse dans la peau de cette doctoresse si impliquée. L'actrice a su retrouver ce comportement calme et rassurant que l'exercice de ce métier implique. Ainsi, dans son silence et son regard qui ne juge pas, à la fois distante et réconfortante, elle appelle à la confidence. Alors que sa quête prend une ampleur inattendue, Jenny reste professionnelle face à ses patients. Même si les frontières entre ses deux missions, la recherche d'identité de cette femme et les soins qu'elle se doit d'apporter aux patients, devient de plus en plus floue, elle essaie de ne jamais perdre son sang froid. Pourtant, la situation semble petit à petit la dépasser, mais elle ne peut pas stopper ce qu'elle a commencé...

    Il est aussi intéressant de voir la relation qu'elle entretien avec son stagiaire. D'abord assez brutale pour l'aider à se construire une carapace pour ne se concentrer que sur ses tâches, elle finit par prendre une posture de médecin avec lui et non plus de supérieur. Elle a besoin de retrouver sa confiance et ainsi elle adopte les mêmes postures qu'avec un patient, elle lui parle calmement, se tient à côté de lui et non plus en face, elle prend le temps d'attendre pour lui laisser le temps de se confier. Ce travail pour retrouver sa confiance est très subtile et vient par petites touches durant le film. D'ailleurs le spectateur peut à un moment se demander pourquoi elle revient toujours vers lui alors qu'il n'a pas donné très bonne impression lors de la scène d'ouverture. La réponse viendra plus tard, comme un poids duquel il fallait se débarrasser.

    En reprenant les ingrédients d'un film noir, de la mort mystérieuse d'une femme anonyme à toutes les étapes de l'enquête, La fille inconnue permet d'introduire un certain suspense dans ce drame à la dimension sociale et humaine. Ce n'est qu'un prétexte pour mieux approfondir le caractère du personnage joué si subtilement par Adèle Haenel.

    Site web:  http://nathvaaucinema.canalblog.com/archives/2017/02/25/34974073.html
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