Get Out

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    IL A ÉTÉ INVITÉ, MAIS IL N'EST PAS LE BIENVENU... - A mi-chemin entre film d'horreur et thriller, voici la sensation tendue du mois de mai 2017, en France. Ecrit et réalisé par l'humoriste Jordan Peele, ici bien éloigné de l'humour de Keanu, son précédent rôle, Get out suit l'acteur Daniel Kaluuya (Skins, Kick-Ass 2, Sicario) à la découverte de sa belle-famille, qui lui reproche grandement, d'avance, sa couleur de peau... L'occasion de retrouver, dans les rôles de ces beaux-parents vraiment prêts à tout, Bradley Whitford (A la Maison Blanche) et Catherine Keener (Ca tourne à Manhattan, Dans la peau de John Malkovich, Simone, Full frontal). Gros succès dans le monde, Get out a été salué par les critiques pour son efficacité et son ambition. Un film prenant et annoncé comme parfois terrifiant, mais aussi apte à procurer du plaisir...
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    Get Out

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    (3.7 pour 111 notes)
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    DUREE:
    2h 10min
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    Synopsis du film Get Out

    Couple mixte, Chris et sa petite amie Rose  filent le parfait amour. Le moment est donc venu de rencontrer la belle famille, Missy et Dean lors d’un week-end sur leur domaine dans le nord de l’État. Chris commence par penser que l’atmosphère tendue est liée à leur différence de couleur de peau, mais très vite une série d’incidents de plus en plus inquiétants lui permet de découvrir l’inimaginable.

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    vos dernières critiques de film

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    tinalakiller
    Le 17/05/2017
    378 critiques
    Get Out, gros succès au box-office américain acclamé par la critique, est le premier long-métrage de Jordan Peele, connu aux Etats-Unis pour être le membre du duo comique de Key and Peele (diffusé sur Comedy Central). Ce long-métrage est également produit par Jason Blum, le roi des films effrayants (ou pas parfois, n’est-ce pas Paranormal Activity ?) à petits budgets (ici 4 petits millions de dollars). Get Out raconte l’histoire d’un photographe noir (Chris) qui va rencontrer les parents de sa charmante petite amie, Rose (blanche au passage). Rose rassure rapidement Chris : ses parents adorent les Noirs dont Obama. « Mon père aurait voté pour lui une troisième fois s’ils avaient pu », assure-t-elle. Le père en question répétera à Chris la même phrase. Sauf que les parents en question ont un comportement étrange. Le point de départ rappelle le génial Devine qui vient dîner de Stanley Kramer avec Katherine Hepburn, Spencer Tracy et Sidney Poitier. A noter que le titre VO de ce dernier est Guess who’s coming to dinner. Son remake Black/White de Kevin Rodney Sullivan (avec Bernie Mac, Ashton Kutcher et Zoe Saldana) s’intitule juste en version originale Guess who. Guess who / Get Out… A l’oreille, les titres ne sont pas finalement pas si éloignés si on fait bien attention : ce rapprochement ne me semble pas anodin. Get Out serait alors la version sombre et horrifique du film de Kramer (et donc de son remake). Et le film dépasse la question du racisme ordinaire caché sous les bonnes apparences et surtout qu’on se cache à soi-même (ce que je veux dire c’est que Hepburn et Tracy ont beau être racistes alors qu’ils clament le contraire, ils ne vont pas au-delà. Ainsi, les parents de Rose et même leur entourage (on peut parler d’une communauté) dépassent clairement cette image « gentillette » de ce racisme banal. Chris aurait dû y voir les signes même avant de rencontrer les parents de Rose : lui et sa copine ont un léger accident de voiture. Le policier va demander à Chris de lui passer son permis de conduite alors qu’il n’était pas que passager… mais ne dira rien à Rose, celle qui conduisait. Cela veut en dire long sur ce qui se passe quotidiennement aux Etats-Unis auprès des Afro-américains.
    Get Out semble a priori très accessible et simple : c’est un de ces points qui en fait son charme et qui explique aussi ce « buzz ». Pourtant, ce film n’a rien de simple, il ne l’est qu’en apparence. Certes, en y regardant de près, il a ses imperfections (sa fin est peut-être un peu trop expéditive par exemple – elle reste cela dit jouissive). Mais pour un premier long-métrage, Jordan Peele envoie du lourd et s’il ne fait pas n’importe quoi, il pourra avoir une belle carrière. Get Out rappelle alors quelque chose qui semble avoir été oublié par de nombreux spectateurs qui méprisent souvent le cinéma de genre : c’est un type de cinéma qui ne se contente pas uniquement de faire bêtement peur. Il peut permettre de dénoncer des choses et de livrer un scénario plus riche qu’il en a l’air. C’est le cas de Get Out. Peu de films parlent de la question « noire » alors qu’elle est omniprésente dans l’actualité. Réalisé sous l’ère Obama mais sorti chez nous sous Trump, il dit en tout cas quelque chose d’un problème pas encore réglé aux Etats-Unis : comment sortir littéralement de ce cauchemar (je fais évidemment un clin d’oeil aux scènes d’hypnose) qui ne devrait même plus exister ? Comment vivre quand on est Afro-américain aux Etats-Unis, dans ce pays qui a pourtant réussi à élire un Président Noir ? N’est-on pas sans cesse guetté par la peur que ce soit en se promenant dans la rue ou même dans sa propre famille dans un sens ? Get Out joue avec ce sentiment de paranoïa. On se doute bien que Chris a certainement raison (ce n’est pas un spoil) mais là où le scénario parvient à surprendre, c’est lorsqu’on nous évoque le secret des Armitage : pourquoi s’attaquent-ils à la communauté Afro-américaine ? Que leur font-ils et dans quel but ? Pourquoi les employés (également noirs) se comportent-ils bizarrement et ont l’air coincé dans le temps ? Bref, le scénario parvient à surprendre de ce côté-là alors qu’on croit être face à une histoire plus simple. J’admets juste avoir deviné le rôle d’un des personnages mais cela ne m’a pas non plus gâché mon plaisir. La piste prise par Jordan Peele est intéressante dans le sens où les Armitage vantent paradoxalement dans leur racisme exacerbé (quel euphémisme) les bons côtés de la communauté Afro-américaine.
    Les critiques ont beaucoup insisté sur la place de l’humour dans ce long-métrage. Effectivement, il y en a, notamment grâce au rôle du pote du personnage principal. Ce choix est pour moi lié à la fin du long-métrage : il y a une envie de montrer quelque chose de positif, de défendre la place du personnage Afro-américain si délaissé par le cinéma traditionnel et populaire. Le réalisateur dit par ailleurs que les séquences oniriques sont justement un moyen de dénoncer ce qu’il se passe actuellement à Hollywood (il fallait le voir, faut l’avouer) et même dans le cinéma d’horreur (en dehors de La Nuit des Morts-Vivants de George Romero, peu de films du genre mettent en avant des Noirs ayant le bon rôle). Certains ont critiqué cette fin en disant qu’il s’agissait dans un sens de white washing. Est-ce que cette fin serait mieux passée si on était face à un personnage blanc affrontant une famille des Noirs ? Je ne sais pas mais il est certain que le message passé aurait été différent. Et je ne pense pas qu’il faut voir une sorte de haine des Afro-américains contre les Blancs ou un truc simpliste et douteux de ce genre. Chris est juste un personnage qui agit pour sauver sa peau et non par haine envers une communauté. Pour revenir sur l’humour, qui a de bonnes raisons d’être présent, il a le mérite, en plus de s’amuser avec certains codes du genre, de ne pas casser une réelle tension présente du début jusqu’à la fin. Au-delà du talent évident pour Peele d’instaurer une atmosphère pesante, la musique de Michael Abels contribue énormément à toute cette sensation permanente de malaise. Le casting est également très bon, que ce soit Daniel Kaluuya (qu’on a pu voir dans Sicario), Allison Williams (ça fait plaisir de voir la Marnie de Girls dans son premier long-métrage !) ou encore l’indétrônable Catherine Keener. Get Out est donc une très belle réussite bien écrite et bien mise en scène par un réalisateur doué qui ne néglige aucun détail (certains d’entre eux renvoient au temps de l’esclavage quand on y regarde de près). Captivant, accessible, effrayant et terriblement divertissant, ce long-métrage est finalement un portrait glaçant et absurde d’une Amérique encore raciste et malade, coincé encore dans un temps qui devrait être révolu.

    Site web:  https://tinalakiller.com/2017/05/16/get-out/
    le_Bison
    Le 12/06/2017
    157 critiques
    Un homme, seul dans la rue. Banlieue chic, au téléphone portable avec son amie, blanche. Il est noir et cherche une rue. Jusqu’à ce qu’il se retrouve dans le coffre de la voiture.

    Quelques années après, j’oublie presque cette histoire. Chris et sa petite amie Rose file un parfait amour, comme on dit. C’est le grand week-end où ils décident de rendre visite aux parents de Rose. Présentation de rigueur avant d’aller plus loin, Rose a-t-elle prévenu que Chris était noir ? Pff, une formalité. D’ailleurs, le père de Rose aurait bien voté une troisième fois pour Obama, c’est dire la sympathie qu’il porte au fond de lui pour les noirs. Oui, Chris est black, Rose est blanche, de famille bourgeoise. Un joli petit week-end en perspective pour apprendre à se connaitre, en famille. En plus, c’est jour de fête, jour de grande réunion familiale où sont invités dans le « cottage » bourgeois tous les gens biens du village. La haute société, en somme, WASP only.

    Par moments, ce n’est pas la peine de sortir les grands moyens pour faire un grand film, et frémir de plaisir et d’horreur. Même pas besoin d’effets spéciaux outranciers, un petit budget qui se veut efficace. Non, juste une ambiance. Une putain d’ambiance à frémir. Un film d’atmosphère, malsaine l’atmosphère. Le noir est à la mode, dans cette communauté blanche. Alors on les aime, on leur tend la main, belle poigne d’ailleurs, c’est que le noir est costaud, des capacités physiques qui dépassent la norme, c’est-à-dire celle des blancs. Et je pense même que les noirs sont mieux montés que les blancs – enfin ce sont des ouïes-dires, peut-être juste une rumeur portée par quelques nègres cherchant appâter cette vieille cougar blanche… Bon ok, pas de racisme ici, le noir doit forcément être un meilleur coup sexuellement parlant, et niveau domesticité, il doit être plus facile à éduquer. Malaise… Perversion…



    Un week-end à la campagne, cela parait si paisible. Une séance d’hypnose pour arrêter la cigarette. Finalement, cela n’a pas l’air méchant comme film, mais pourtant… Une première partie angoissante où l’on se demande justement d’où vient cette angoisse naissante et pesante. Elle est là, insidieuse, en nous même, on la sent, la touche, mais ne la comprend pas encore tout à fait. Et puis, vient la seconde partie, violente, déchaînée, enchaînée même pour certains – les noirs. Le déclic, c’est fabuleux, un flot de violence se déverse sur l’écran, le sang gicle, éclabousse le costume des blancs trop propres. Grand-guignolesque. [...]

    Site web:  https://memoiresdebison.blogspot.fr/2017/05/black-is-new-black.html
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